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132 pays préparent le premier traité interdisant l’arme nucléaire dans le monde. Un « non-sujet » en France, où le dogme de la dissuasion reste inaltérable.

La bombe atomique ? Un « non-sujet » en France, à l’instar du nucléaire civil jusqu’à la catastrophe de Fukushima. Le consensus droite-gauche de 1978 sur le dogme de la dissuasion reste inaltérable. On ne s’étonnera donc pas du mépris français face à l’actuelle offensive internationale visant à bannir la seule des trois armes de destruction massive (avec le chimique et le biologique) encore non interdite.

Assoupi par ce silence, on se représente volontiers le combat actuel des anti-bombes comme une mobilisation nostalgique des années 1980, quand les arsenaux des grandes puissances recelaient assez d’ogives pour vitrifier plusieurs fois la planète. Or, voilà que des observateurs alertent. Frictions régionales, terrorisme, cyberattaques, accidents… Le risque de conflagration n’a jamais été aussi important.

Et 132 pays, presque tous du Sud, coalisés autour d’une initiative née en 2010, ont pris le taureau par les cornes pour contourner le club des huit (ou neuf) pays dotés de la bombe, qui s’évertuent à ralentir tout processus de désarmement, accrochés à une position géopolitique héritée de l’après-guerre. Ces révoltés ouvrent le 15 juin la session conclusive d’une conférence de l’ONU pour livrer, dans trois semaines, le premier traité interdisant l’arme nucléaire dans le monde. Une « bombe », dont on guettera l’onde de choc du côté du président Macron, qui se targue d’une vision moderne du monde.

À lire dans ce dossier :

• Désarmement nucléaire : Une chance historique

• Paul Quilès : « La bombe reste un dogme religieux en France »

Traité de désarmement nucléaire : Un puissant bout de papier

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