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avec les candidats
Jeudi 31 mai à 16 heures 15 :
tractage à l’entreprise Carrier à Franqueville-St-Pierre
Jeudi 31 mai à 18 heures:
porte à porte à Darnétal
Vendredi 1er juin à 18 heures :
magasin Ed à Bois-Guillaume (Route de Neufchâtel)
Samedi 2 juin à 10 heures 30 :
Intermaché de Boos et Super U de Bonsecours.
Samedi 2 juin à 15 heures :
Super U de Franqueville-St-Pierre
Dimanche 3 juin à 10 heures 30 :
marché de Darnétal.
Lundi 4 juin à 10 heures 30 :
marché de Buchy
Mardi 5 juin à 18 heures 30 :
réunion publique à Bihorel, Salle du Chapître.
Mercredi 6 juin à 18 heures 30 :
réunion publique au Château d’Ymare.
Jeudi 7 juin à 7 heures 30 :
AXA Belbeuf
Jeudi 7 juin à 18 heures 30 :
Salle La Ronde au CAC d'Amfreville la Mivoie
Vendredi 8 juin à 18 heures 30 :
réunion publique à Darnétal, salle Savale
Une victoire qui ouvre un nouvel espoir en France et en Europe
En élisant aujourd'hui 6 mai, François Hollande président de la République, le peuple de France s'est libéré d'un pouvoir qui l'a méprisé et agressé pendant 5 ans. C'est la
joie pour tous ceux qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire.
Félilicitons François Hollande pour son élection. Les femmes et les hommes qui se sont rassemblés sur sa candidature pour infliger à Nicolas Sarkozy la défaite
qu'il méritait ont ouvert un nouvel espoir en France, et en Europe.
Il était indispensable de mettre un terme à une présidence au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux
et démocratiques, les libertés démocratiques.
Il était indispensable que le co-auteur, avec Angela Merkel, d'un traité européen promettant l'austérité à perpétuité aux peuples et les plein-pouvoirs au
capitalisme financier, soit désavoué par son propre peuple.
À tous les peuples d'Europe qui attendaient ce signe de la France : Ensemble, il redevient possible de faire reculer la dictature financière qui nous menace
tous ; ensemble, nous pouvons relancer le combat pour une Europe démocratique, une Europe de justice sociale, de développement solidaire et écologique.
Oui, ce 6 mai 2012, nous avons remporté une première bataille capitale. Un président de gauche siège à l'Élysée. La gauche doit sans tarder répondre aux urgences
sociales qui n'attendront pas. Des mesures immédiates pour les salaires, pour la relance du pouvoir d'achat, pour la lutte contre le chômage et la renégociation d'un traité européen doivent être
prises.
S'ouvre dans le même temps une nouvelle bataille, celle des élections législatives dont va maintenant dépendre la possibilité de maintenir grande ouverte la porte
du changement.
Il faut maintenant élire à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation et compte pour cela en son sein les députés prêts à
voter les lois sociales et démocratiques sans lesquelles le changement ne sera rien.
Il faut de très nombreux députés qui n'aient pas une seconde d'hésitation pour abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix années de droite au
pouvoir.
Il faut de très nombreux députés pour reprendre le pouvoir sur le secteur bancaire et financier, pour mettre en place un pôle public de la banque et du
crédit.
Il faut de très nombreux députés favorables au relèvement significatif du SMIC et des salaires, décidés à engager le retour de la retraite à 60 ans à taux plein
pour tous, à interdire les licenciements boursiers, à relancer l'emploi industriel et les services publics.
Il faut de très nombreux députés qui aient le courage de soumettre au vote des droits nouveaux pour les salariés du public comme du privé, pour les travailleurs
indépendants à l'avenir précaire, pour les jeunes qui méritent mieux que l'apprentissage à vie, pour les femmes dont les salaires sont toujours largement en deçà de ceux de leurs collègues
masculins.
Les menaces de la droite et de l'extrême droite pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Leurs candidats aux élections
législatives doivent être partout battus.
Une brèche s’entrouvre dans le mur de l’argent. Si la formidable campagne du Front de gauche trouve des prolongements dans l’élection de nombreux députés lors des législatives de juin, il sera possible de résister aux offensives de la droite et fortifier un mouvement populaire qui devra se faire entendre puissamment. Ainsi ferons-nous peser la balance en faveur d’une politique franchement à gauche.
La réalité en face. Contrairement à ce que nous aurions pu croire il y a encore quelques semaines, l’élan électoral de Marine Le Pen n’a pas explosé en plein vol. Près de 6,5 millions d’électeurs ont, en toute conscience, choisi le bulletin de la honte. Un million de voix de plus que le père, en 2002. La performance, qui n’était alors qu’un exploit, frappe cette fois par son implantation nationale. Triste à admettre, le pays de Jaurès et d’Hugo est gravement malade. Malade du sarkozysme. Malade du lepénisme. On dit souvent que la France est « très à droite ». Disons plutôt que la droite est extrêmement à droite. Car, voyez-vous, quand la droite et l’extrême droite se disputent le même terrain idéologique, quand Nicolas Sarkozy annonce un 1er Mai antisyndical en utilisant des mots qui rappellent de lugubres souvenirs à la classe ouvrière, qu’entend-on ? D’odieux syllogismes vichystes. Et d’évidentes convergences pour l’avenir…
Le Pen a profité du tapis rouge que les Sarkozy, Hortefeux et autres Guéant ont déroulé sous ses pieds. Si l’argument à lui seul ne suffit pas à expliquer l’ampleur d’un vote, ne le sous-estimons surtout pas ! Identité nationale, immigration, islamalgame, méthodes ultra-sécuritaires, logiques d’exclusions, etc. : en imposant les pires débats, Sarkozy a désenclavé les thèses du FN, réveillant la bête nihiliste et préfascisante par temps de crise. Car l’atomisation sociale ne promet que ruine et haine de l’autre. Or l’histoire nous a enseigné un invariant : quand l’extrême droite se met à parler de social, le danger lui aussi devient extrême ! Le vote FN ne serait qu’un « vote de colère », rarement de nature idéologique. Est-ce toujours vrai quand la banalisation des idées xénophobes signe dans toute sa tragédie la responsabilité du sarkozysme depuis cinq ans ? Est-ce toujours vrai quand l’adhésion aux « idées » du FN dans l’opinion publique n’a jamais été aussi élevée, environ 30 % ?
Comment des individus, modestes, miséreux, peuvent-ils à ce point voter contre leurs intérêts ? Tout citoyen de raison reste confondu devant cette contradiction. La réalité du FN est donc un défi républicain pour la gauche. Pour le comprendre, prenons comme lieu d’étude quelques quartiers populaires sur lesquels beaucoup fantasment sans jamais y mettre les pieds ? Quel est par exemple le score de Le Pen en Seine-Saint-Denis ou dans le Val-de-Marne, départements si décriés dont on nous abreuve d’images anxiogènes ? 13,5 % et 11,8 %, autrement dit bien loin de ses résultats dans le Sud-Est, dans l’Est, dans les communes rurales ou périurbaines, où elle dépasse allègrement les 20 %. Moralité ? Dans certaines zones de grandes populations et de paupérisation, décrites comme le terreau du lepénisme, sa « représentante » ne représente pas grand-chose…
En somme, Le Pen est contestée là où les Français assument ce qu’ils sont, solidaires et universels, là où l’aspiration à l’égalité est le plus revendiquée, à commencer par les héritiers de l’immigration. Mieux, le lepénisme est contenu et parfois il recule là où le Front de gauche progresse, quand les militants de la République sociale se dévouent corps et âme, auprès du peuple qui souffre, dans cette difficile mais joyeuse tâche qu’est l’éducation populaire – l’arme absolue pour faire reculer l’obscurantisme et les peurs… Prochaine étape ? Soyons nombreux, aux côtés des syndicats, dans les défilés du 1er Mai ! D’ordinaire, seule l’extrême droite tente d’occuper le pavé parisien pour contester les revendications des travailleurs. Sarkozy a décidé de se rallier à cette tradition lepéniste. Rien d’étonnant.